mercredi 30 décembre 2009
Game over
Et si finalement j'avais loupé mon train pour de bon ?
Raté ma chance, raté tout court ?
Ce que les choses sont différentes
la deuxième fois de la première,
et ce que ça me brise, me déchire.
Bordel, je pensais les choses tellement
plus simples, quand je ne pouvais
que les rêver, faute d'avoir
une nouvelle occasion de repartir à zéro.
Je ne contrôle absolument rien,
mes sentiments comme le reste,
et ça me fait me sentir
tellement, tellement petite
et vulnérable.
J'avais commençé ce blog
déjà en pleine interrogation,
et voilà que deux ans après,
j'en suis toujours au même point,
tout en ayant fait un sacré tour
de la question, pourtant.
Alors quoi ? Qu'est-ce que je peux faire ?
Parler ? Ne rien dire ?
Et qui est là pour m'aider
à me sortir de ça ?
Presque jour pour jour,
me revoilà, face à rien d'autre
que moi-même,
fumant mon angoisse, ma peur d'être seule,
et au fond mon amour propre un peu aussi.
Ca me désespère à un point
inimaginable, d'être aussi
impuissante, de perdre le
contrôle, de ce qui m'est cher
comme de mes nerfs, de ce calme
légendaire, de l'optimisme
qui me fait respirer, être en
vie depuis toutes ces années.
"When you've got nothing,
you've got nothing to lose"
qu'il disait, le Dylan.
Moi j'ai, et justement à cause
de ça j'ai encore tout à perdre.
Qu'est-ce qu'on fait dans ce cas-là, alors ?
Moi qui pensais qu'il suffisait que d'aimer
pour être heureux, je me fourrais profondément
le doigt dans l'oeil, jusqu'à l'épaule, voire plus.
Et enfin, quel est le problème, finalement ?
Moi, lui, tout ce qui gravite autours ?
Le passé ?
Et pourquoi je peux pas m'empêcher de tout compliquer, hein ?
Moi qui pensais régler le problème en faisant simple,
je fais tout le contraire, encore une fois.
Oh et puis j'en ai marre de moi, de mes peurs débiles,
et au fond, marre aussi de ressentir autant de choses,
parce que je suis incapable de mettre le doigt
sur quelque chose de précis, et que du coup,
ça part dans tous les sens comme un feu d'artifice.
"Y'a des silences et des souvenirs qui laissent des traces"
Un peu, mon neveu.
Et jusqu'à quel point je vais supporter ça ?
Quand est-ce que je vais craquer ?
Mais Zoé, ouvre les yeux, tu craques déjà.
Et malgré tout, j'aime encore ça.
Et puis, où est-ce que tout ça va me mener ?
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1 commentaire:
Si tu savais comme tes textes sont...vrais, profonds, tranchants. Je me retrouve dans chacun de tes mots, chacune de tes virgules. Ce soleil qui se mêle à la pluie, comme ça, sans rien dire.
C'est beau, je crois, au fond.
Merci...
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