lundi 29 mars 2010

Wasted





C'est bizarre, mais les mauvais trucs,
les vrais mauvais trucs qui nous arrivent,
on s'y attend jamais.
Ca doit être aussi pour ça que ça fait
un choc. Pas tant l'événement en lui-même,
mais le fait qu'il nous prenne de vitesse.
Ce qui fait que même avec la meilleure
volonté (et force) du monde,
on se sent complètement démunis,
perdu, lâché par surprise dans la piscine
le jour où on nous enlève pour la première
fois les brassards et la bouée.
Ben au fond c'est exactement ça :
on boit la tasse.

J'éprouve tellement de peine à l'idée
que chaque jour
des gens perdent des êtres chers,
ou vivent dans l'angoisse,
dans l'imminence de la chose,
la mort, l'abandon, la solitude.
C'est terrible, ce qu'on est dominé
par la trouille, tous,
d'une manière ou d'une autre.

J'aime pas faire mon élégiaque,
mais toute cette impuissance,
ça me met en colère.
En colère contre la maladie
parce que je veux pas voir
souffrir les gens autour
de moi,
et en colère contre ces personnes
qui pensent que les autres
leur sont toujours redevables,
qui pensent tellement à leur
propre petite situation et
à leur égo -pardon- de merde
qu'ils pourrissent la vie
des autres.
Si seulement ça pouvait
s'arrêter un peu.

Je voulais pas avoir mon mot à dire là-dessus,
mais force est de constater qu'il va falloir
déclarer la guerre. Tant pis.

Guns'n'Roses - Back off bitch

vendredi 12 mars 2010

Le temps d'un instant




"-Qu'est-ce que tu veux faire ?
-Je sais pas moi. Toi, qu'est-ce que tu veux faire ?"

J'en ai des choses à dire, et des pas faciles.
Des que j'ai envie de lâcher à tout moment,
qui mettent les pieds dans le plat,
jettent un froid, bref qui cassent
l'ambiance, comme on dit.
Puis d'autres qui font comprendre
à quel point je suis simplement
bien, heureuse, and so on.
Et j'en peux tellement plus
de garder tout ça pour moi.

C'est que c'est tellement plus dur
quand c'est le bon moment.


Attendre le bon moment, tiens.
C'est facile, on se dit juste
que la prochaine fois sera la bonne,
et ainsi de suite, et puis ça n'arrive
jamais, finalement.
Ou alors par hasard.

Qu'est-ce que je suis trouillarde, en fait.
Une vraie tête de noeud
qui freine des quatre fers
pour pas se mouiller et risquer
d'entendre quelque chose qui lui déplaît.

Bon alors quoi ? La prochaine fois c'est la bonne ?
Pour de vrai ?

dimanche 7 mars 2010

Irrattrapable

Et puis je dis tout et son contraire,
(Cf. les deux articles précédents)

Grande fille, qu'on disait ?
Gros boulet, ouais.

C'est fou ce que l'ennui
fait des ravages chez moi.

Keep cool keep cool keep coop keep cool




Y'a des choses qui trompent pas,
et pourtant, parfois,
y'a comme un léger décalage
entre la réalité, et ce qu'il
s'y passe, bien en dessous.

Et moi j'ai froid et je tremble,
rien qu'à l'idée de voir les
deux se mélanger pour aller dans
le mauvais sens.

Je suis sur le fil ou est-ce que je ne le suis pas ?



Lou Reed - Charley's Girl

Sous le sunlight de Vincennes




Hé bien les amis,
j'ai passé un mois
et demi entier à
hiberner.

Et comme prévu à l'arrivée
du printemps, ben je me réveille.
J'ai toujours froid, mais la lumière
et un grand ciel bleu, ça change tout.
Et en fait rien qu'en disant ça,
on résume tout.

Parce que doutes ou pas, on se sent bien,
et puis finalement le reste suit.
Idem pour les choses qui m'inquiètent,
au fond, c'est rien, et je suis grande
pour arriver à affronter ça dignement.

Tiens c'est vrai ça, que je suis une grande fille.
Et qu'il y en a, des bonnes choses qui vont arriver bientôt.


Puis finalement, c'est peut-être juste la période
qui le veut. Le printemps, c'est ma saison.
Et j'aime ça les mi-saisons ; en fait, tout ce qui est
moitié quelque chose : mi-cuit au chocolat,
mi-cuit au caramel, sauce mi-aigre mi -douce...

Oui enfin là c'est juste mon côté ogresse
qui vient d'être démasqué.