vendredi 6 août 2010
Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?
C'est marrant les blogs, quand même !
C'est que j'oublie que j'écris.
Et de la même façon, j'oublie
qu'il y a des gens qui me lisent.
Parce que j'écris des choses tellement intimes,
tellement enfouies en moi
que ça me fait tout drôle
de me rendre compte de temps en temps
que oh tiens y'a des gens qui savent
ce que je ressens.
Et qui eux aussi ressentent parfois ça.
C'est chouette !
Et puis il y a le (petit) lot
des "anonymes" qui
lâchent une petite
vacherie de temps en temps,
comme ça, pour le plaisir.
Bah, on peut pas leur en vouloir,
moi aussi je fais ça de manière anonyme
quand je me fais des petites remarques
vicieuses dans le métro à propos
des autres voyageurs, du genre :
"Ohlà Cocotte, quand on approche
le quintal on évite de s'habiller
en XS et de porter du rose fuchsia, mh ?"
ou encore :
"Mec, je m'en tape de ton Iphone, arrête
de me montrer que tu regardes un film
de merde"
voire même :
"C'est quoi tous ces vieux ?!
On était pas sensés être en pleine
canicule ?!"
...
*
Après tout, on a tous notre petit défouloir, pas vrai ?
Moi il y a le métro, et puis ce blog.
Parce qu'il y a des choses que je n'arrive
pas à écrire "manuellement",
et qu'il faut du recul, et une image, et une musique
qui complètent l'atmosphère.
*Mea culpa pour les vieux, les gros et les détenteurs d'Iphone, que Dieu vous garde, tous autant que vous êtes, sans ça, mes trajets seraient bien tristes.
mardi 3 août 2010
The Devil may care (Mom and Dad don't)

Quand c'est que ça s'arrête d'aller de travers ?
Pourquoi quand un truc va mal,
y'a toute une colonie d'autres mochetés
qui suivent, comme une grappe de poisse ?
C'est quand même pas possible,
de tout faire mal à ce point.
Et plus ça va, plus je coule.
Ah mais bordel, quand est-ce que
je vais enfin toucher le fond pour de bon ?
Qu'on en finisse et que je remonte.
C'est quand même pas juste
d'enchaîner tous les sales trucs,
comme si les sept plaies d'Egypte
me tombaient dessus les unes après les autres.
Et puis c'est déprimant d'avoir l'impression
que dans ces moments-là y'a plus personne.
En même temps je fais rien pour
montrer que j'ai besoin des autres.
C'est plus fort que moi
de nier les problèmes,
j'aime sourire, j'aime être bien avec les gens.
Pas envie qu'on me voit triste, enfin !
Pas envie d'en parler, pas envie de pleurer,
pas envie de "tout lâcher et de s'abandonner
sur l'épaule d'un(e) ami(e) fidèle".
"Un ami fidèle"... Et pourquoi pas un épagneul breton
tant qu'on y est ?
C'est du temps perdu, d'être malheureux.
Ce que ça me fatigue d'être faible.
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