
Quand c'est que ça s'arrête d'aller de travers ?
Pourquoi quand un truc va mal,
y'a toute une colonie d'autres mochetés
qui suivent, comme une grappe de poisse ?
C'est quand même pas possible,
de tout faire mal à ce point.
Et plus ça va, plus je coule.
Ah mais bordel, quand est-ce que
je vais enfin toucher le fond pour de bon ?
Qu'on en finisse et que je remonte.
C'est quand même pas juste
d'enchaîner tous les sales trucs,
comme si les sept plaies d'Egypte
me tombaient dessus les unes après les autres.
Et puis c'est déprimant d'avoir l'impression
que dans ces moments-là y'a plus personne.
En même temps je fais rien pour
montrer que j'ai besoin des autres.
C'est plus fort que moi
de nier les problèmes,
j'aime sourire, j'aime être bien avec les gens.
Pas envie qu'on me voit triste, enfin !
Pas envie d'en parler, pas envie de pleurer,
pas envie de "tout lâcher et de s'abandonner
sur l'épaule d'un(e) ami(e) fidèle".
"Un ami fidèle"... Et pourquoi pas un épagneul breton
tant qu'on y est ?
C'est du temps perdu, d'être malheureux.
Ce que ça me fatigue d'être faible.

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