vendredi 11 mars 2011
17 fois Zoé R.
J'ai complètement abandonné,
le blog, les problèmes, moi-même.
Et internet, aussi. Wah.
Et puis le temps qui passe vite, vite,
encore plus vite que lorsque je cours
après mon métro, mon RER.
Et voilà que d'un coup tout sort du placard.
Et moi, j'ai perdu tous les moyens d'en parler,
comme si d'un coup j'étais devenue
sourde, aveugle et muette. Hellen Keller quoi.
Ca va, mais c'est comme si j'avais perdu
tous mes moyens d'expression,
ça bloque.
Ca fait une boule qui s'est étendue à tout mon corps,
et qui absorbe tout, en supprimant la cause.
Mais ça me va.
Je veux juste que les choses restent simples.
lundi 11 octobre 2010
Hot'n'Cold

Hihihi énième retour, youpi !
Et puis comme d'hab',
c'est toujours quand on a le temps,
qu'on n'a plus tout à fait l'inspiration.
Enfin, "inspiration"...
Alors il se passe quoi, dans le fond ?
J'ai l'impression d'être dans un clip
de Katy Perry, en fait.
Du genre la pin up candide
dans ce méchant monde de brute,
avec ses "Oops" et ses boobs
qui prennent tellement de place
qu'elle sait plus quoi en faire.
Bon, Katy Perry avec fausses Docs et zon-blou,
c'est vrai. Katy Perry quand même.
Et donc, en ce moment, dans ce monde Katy Perry,
avec mes Oops et mes boobs,
je ne me nourris presque plus que de muffins,
de cupcakes et de (tall) mokas blancs. Sérieusement.
En fait je suis même tellement dans ce petit monde
sucre d'orge et bisounours que je me fous la trouille tout seule.
Alors pour compenser, je savoure une scène gore de Hellraiser II,
je parle cul, couilles, chatte,
j'écoute du Distillers, du Barbarellas et du Iggy à fond,
clope au bec, crinière au vent.
Et cerise sur le gateau : vernis noir.
Mains ET doigts de pieds, oui Madame.
Oh et puis je vais pas me plaindre.
Quand je serai ridée, arthritée et moche,
je serai bien contente d'avoir été sur
mon petit nuage sucré rock'n'roll.
Ca fera des trucs marrants à raconter
aux petits enfants.
J'imagine déjà l'engin, moi, mère-grand.
En train de montrer mes tatouages
aux mouflets, et aussi de
raconter que j'avais un piercing à la langue,
parce qu'on croyait à l'époque que c'était mieux
pour *hum-hum*. AHAHAH.
Une sorte de Mamie gâteau, qui au lieu d'avoir
un crucifix cloué au dessus du lit,
fixerait pour des temps immémoriaux
un poster d'Alice Cooper encadré avec soin,
avec une trace de rouge à lèvre rouge
sur la joue du saint homme.
Ou qui ferait péter un "Raw Power" hurlant
pour montrer que je suis encore vachement
dans le coup, pour mon âge avancé.
Ca doit être sympa d'être vieux, après tout.
Parce qu'en dépit du dentier et de la retraite de miséreuse,
je me dis quand même une chose :
Au moins, on me taxera plus de vieille fille sans raison,
quand j'aurai mes douze chats.
mercredi 8 septembre 2010
Toc Toc ?

Oui oui oui,
pas là en ce moment,
débordée et préoccupée.
'Reviendrai d'ici une semaine,
-ou deux-
quand tout sera réglé.
Allez, en attendant c'est plus drôle
de regarder des bébés lions.
Et puis au moins, eux, les boules de poils,
ils me demandent pas d'envoyer
des mails à tout le personnel
de la fac chaque jour.
Gentils, gentils minous, marhou.
vendredi 6 août 2010
Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?
C'est marrant les blogs, quand même !
C'est que j'oublie que j'écris.
Et de la même façon, j'oublie
qu'il y a des gens qui me lisent.
Parce que j'écris des choses tellement intimes,
tellement enfouies en moi
que ça me fait tout drôle
de me rendre compte de temps en temps
que oh tiens y'a des gens qui savent
ce que je ressens.
Et qui eux aussi ressentent parfois ça.
C'est chouette !
Et puis il y a le (petit) lot
des "anonymes" qui
lâchent une petite
vacherie de temps en temps,
comme ça, pour le plaisir.
Bah, on peut pas leur en vouloir,
moi aussi je fais ça de manière anonyme
quand je me fais des petites remarques
vicieuses dans le métro à propos
des autres voyageurs, du genre :
"Ohlà Cocotte, quand on approche
le quintal on évite de s'habiller
en XS et de porter du rose fuchsia, mh ?"
ou encore :
"Mec, je m'en tape de ton Iphone, arrête
de me montrer que tu regardes un film
de merde"
voire même :
"C'est quoi tous ces vieux ?!
On était pas sensés être en pleine
canicule ?!"
...
*
Après tout, on a tous notre petit défouloir, pas vrai ?
Moi il y a le métro, et puis ce blog.
Parce qu'il y a des choses que je n'arrive
pas à écrire "manuellement",
et qu'il faut du recul, et une image, et une musique
qui complètent l'atmosphère.
*Mea culpa pour les vieux, les gros et les détenteurs d'Iphone, que Dieu vous garde, tous autant que vous êtes, sans ça, mes trajets seraient bien tristes.
mardi 3 août 2010
The Devil may care (Mom and Dad don't)

Quand c'est que ça s'arrête d'aller de travers ?
Pourquoi quand un truc va mal,
y'a toute une colonie d'autres mochetés
qui suivent, comme une grappe de poisse ?
C'est quand même pas possible,
de tout faire mal à ce point.
Et plus ça va, plus je coule.
Ah mais bordel, quand est-ce que
je vais enfin toucher le fond pour de bon ?
Qu'on en finisse et que je remonte.
C'est quand même pas juste
d'enchaîner tous les sales trucs,
comme si les sept plaies d'Egypte
me tombaient dessus les unes après les autres.
Et puis c'est déprimant d'avoir l'impression
que dans ces moments-là y'a plus personne.
En même temps je fais rien pour
montrer que j'ai besoin des autres.
C'est plus fort que moi
de nier les problèmes,
j'aime sourire, j'aime être bien avec les gens.
Pas envie qu'on me voit triste, enfin !
Pas envie d'en parler, pas envie de pleurer,
pas envie de "tout lâcher et de s'abandonner
sur l'épaule d'un(e) ami(e) fidèle".
"Un ami fidèle"... Et pourquoi pas un épagneul breton
tant qu'on y est ?
C'est du temps perdu, d'être malheureux.
Ce que ça me fatigue d'être faible.
lundi 26 juillet 2010
Vertigo/Psychose
La vache, mon premier malaise,
j'en serais presque émue.
C'est bizarre de plus rien entendre,
et d'avoir sa vision qui se résume
à un cercle noir qui s'épaissit,
s'épaissit, pour finir par prendre
tout l'espace. Et puis pouf.
Par terre, dans la douche,
comme dans les films,
avec le pommeau qui fout
de la flotte partout.
Tout est digne d'un Hitchcock, décidément.
lundi 14 juin 2010
Vous les copains
Ah c'est bon de voir ses copines, quand même !
Ca fait un grand bol d'air,
on vide son sac, on trouve qu'on ressent pareil que l'autre,
on rigole, c'est vrai que c'est cool de pouvoir tout dire.
Bref on fait notre thérapie de groupe,
un grand bol d'air, je vous dis.
C'est qu'il m'est arrivé d'oublier
qu'il y a quand même des gens
sur qui on peut compter
en dehors de la bulle
"petit copain/famille".
Ca peut paraître absurde de dire
qu'on avait oublié qu'on avait des potes,
je sais bien, mais à vrai dire,
j'avais perdu le réflexe,
après toutes les déceptions.
Et puis heureusement, les bonnes choses
savent aussi refaire surface,
qu'on s'y attende ou pas.
Comme les mauvaises quoi.
Sauf que là, ben...
On est content.
Gné.
Kill the cheerleader

Pourquoi les trucs passés nous reviennent
en pleine tronche quand on s'y attend le moins ?
Les souvenirs sont parfois insupportables,
autant qu'ils sont incontrôlables.
J'aimerais bien en effacer,
et pas qu'un peu.
Alors oui je sais, c'est pas bien de dire ça,
la mémoire c'est ce qui permet de changer
ce qui pourra arriver ensuite, d'apprendre
de ses erreurs, bref ce qui reste ancré en nous
nous conditionne à être un peu plus évolué
à chaque instant du présent,
qui devient révolu à son tour
et nous fait avancer de manière empirique
dans notre ô si brève existence.
Mais quand même, est-ce que tout mal est nécessaire ?
Est-ce que tout malheur profite ?
Mon fardeau, à quoi il sert ?
A me servir de leçon ? A me permettre
d'éviter que ça arrive une deuxième fois ?
Ou bien à recommencer à zéro ?
Pourtant même si les choses recommencent
j'ai toujours pas l'impression de les contrôler vraiment.
Cependant il y a quand même une force
qui m'habite et qui m'empêche de faire
une nouvelle fois un revival de mon péché capital.
Est-ce que c'est à ça qu'ils servent, mes souvenirs ?
A ne pas sombrer dans l'égarement,
grâce à cette espèce de rage que j'arrive
par je ne sais quel miracle à garder au plus profond de moi ?
La rage de vivre ? Héhé
Ca fait juste mal de replonger dans ses souvenirs
quand ça a été long et douloureux pendant
toute la période où c'était mon présent.
J'ai l'impression de parler d'un accouchement
quand je dis "long et douloureux".
Après tout, c'est bien grâce à ça qu'est née
la nouvelle Zoé, finalement.
N'empêche, les mauvais souvenirs restent.
Ca fait des cicatrices.
lundi 7 juin 2010
Et ils eurent beaucoup d'enfants

Y'a des fois où je me demande
ce que je peux bien être, au fond.
Est-ce que je suis une grande personne,
un gros bébé dodu, un lapin blanc à la bourre ?
Un peu comme quand on regarde une photo
de nous quand on était petit :
"C'est moi ça ?
Oui enfin bon C'ETAIT moi,
le passé quoi.
Mais c'est moi quand même.
En différent.
Mais toujours la même."
Impossible de clore le débat :
Est-ce qu'on se baigne deux fois
dans le même fleuve,
ou est-ce que le fait que cette
putain d'eau coule (comme toute
eau de fleuve qui se respecte)
fait que c'est un autre fleuve
dans lequel on se baigne puisque
ce n'est pas la même eau ?
Suite à cette question,
on a inventé les prénoms
pour régler le conflit.
Si le fleuve, bien que l'eau coule,
(ne pas oublier la partie adverse)
porte un nom, tout le monde est
content non ?
Je crois que c'est à peu près pareil
pour les êtres humains :
on est ce que les autres ont envie
de voir de nous.
Tout ce que les autres ont envie
qu'on soit.
Le tout regroupé pêle mêle
et réduit à notre prénom.
Le truc, c'est que ça vient
forçément se contredire,
toutes ces identités
regroupées en une seule.
Comme si on décidait
de mettre dans un mixer
tous les aliments préférés
-ou détestés- des vingts
personnes qui nous fréquentent
le plus, selon le moment
ou l'endroit.
Forçément ça serait dégueu.
Pourtant on est cette petite
bouillie plus ou moins bien mixée,
avec plein de goûts chelous
et une note majeure qui serait
la touche de la personne qui
nous inspire/influence le plus.
Ca doit dépendre de ce qui nous entoure :
devant ma cousine de 15ans j'ai l'impression
d'être une vétérante du lyçée et de la vie en général ;
devant celle de 23 une ado qui
écrirait encore en rose dans son journal intime,
avec des ronds sur les i gros comme
un zeppelin.
Devant Florent, celle d'être telle que
j'ai le sentiment d'être, avec mes quelques
qualités et mon quintal de défauts.
Devant les grands parents, celle d'être
une nouvelle adulte, qui avance dans la vie.
Et puis devant Papa-Maman...
L'impression d'avoir encore 8 ans,
parce que je me fais engueuler
quand j'obtiens des résultats médiocres.
C'est moche, de se sentir autant un bébé.
De pas oser hausser le ton, de balbutier,
d'avoir aucun argument,
qui bien sûr arrivent après coup quand on
rumine dans son coin, la truffe humide.
(Oui parce qu'en plus, même si on n'en
reçoit plus l'ordre, on va quand même
dans sa chambre après s'être fait gronder)
Ca n'arrive pas tous les jours, (merci à la divinité
quelle qu'elle soit, qui m'accorde de tels répits)
mais quand c'est là, j'ai l'impression de faire
un bond de dix ans en arrière.
N'allons pas nous emporter avec de grands mots
psycho-freudiens et des complexes de grecs,
mais y'a quand même de l'infantilisation dans l'air.
Et là, rien que de dire que je suis traitée -à tort-
en mineure loin de ses 18ans, je m'y enfonce encore plus.
Se plaindre des parents qui en attendent toujours plus de soi,
qui sont là pour nous féliciter, nous engueuler, mais jamais
pour compatir ou être désolés quand on s'est foiré
et qui ne cherchent pas à comprendre,
ça me donne l'impression d'être en crise d'ado.
Même mon sentiment de révolte me fait retourner
à l'âge où j'avais un appareil dentaire et des van's.
Et c'est pas juste de rien pouvoir faire contre ça.
On ne peut rien y changer, quand ça joue autant
sur la corde sensible.
Et là, à ce moment-là, je me sens comme une petite,
toute toute petite merde.
vendredi 4 juin 2010
K-Kinda Bu-Sy

Je dors, beaucoup.
Et puis quand je me réveille
j'ai soudain violemment
envie de faire du shopping,
et même que je peux passer
des journées sur cet ordi
sans mettre le nez dehors.
C'est grave docteur ?
Ok je suis juste un gros condensé
de geekerie, de feignasserie, et
d'un soupçon de fashionnerie.
A part ça tout va bien.
Désolée de pas m'y mettre
plus sérieusement, mais
comme dirait Lady Gaga :
I'm kinda busy.
Inscription à :
Articles (Atom)
